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Reconstruire l’identité marocaine Colloque Amazigh à la BMCE Bank

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En créant l’Institut Royal Amazigh, Sa Majesté a ouvert un véritable espace de réflexion, d’analyse et de proposition. C’est dans ce cadre que la BMCE a voulu situer son premier colloque dont les thèmes principaux s’inscrivaient autour de la «situation sociolinguistique de l’amazigh», «Formation et outils didactiques», et enfin «Programme d’enseignement et d’apprentissage de l’amazigh».
Étaient présents à cette journée d’étude, M. Abdellaziz Meziane Belfquih, Conseiller de Sa Majesté Le Roi, M. Hassan Aourid, porte-parole du Palais Royal et M. Habib El Malki, Ministre de l’Education. Le colloque a été animé par des conférenciers nationaux et internationaux, en présence de chercheurs et membres d’associations amazigh. Le but était de réfléchir à : «Comment un système éducatif peut intégrer comme outil et objet d’enseignement la langue maternelle», en l’occurrence l’amazigh.
Endogéneïté et ouverture linguistiques: comment faire en sorte que l’enfant se sente à l’aise dans une école qui prend en compte sa langue maternelle et qui lui offre toutes les chances de réussite scolaire et de promotion sociale et professionnelle». C’est à partir de cette interrogation que M. Habib El Malki a souligné dans son allocution, qu’il fallait être prudent. Il a remercié la BMCE pour son rôle d’éclaireur. Le ministre de l’Education a mis l’accent sur l’importance que revêt dans l’avenir le choix des enseignants: «Qui doit enseigner, quel type de formation doit-on concevoir, comment l’enseigner, quels vont être les outils didactiques, pourquoi enseigner l’amazigh, quels sont les besoins de cette langue, comment la mettre en rapport avec l’environnement culturel, social et politique, marocain, maghrébin et pourquoi pas mondial...».
Pour que l’enseignement de cette langue soit pérenne, a-t-il ajouté, il faut d’abord voir de prés les expériences déjà entamées dans d’autres pays. Il faut surtout a-t-il précisé, avancer sagement, sûrement et prudemment.
L’apprentissage de l’amazigh ne doit en aucun cas être une expérimentation. C’est un choix de société qui impose une responsabilité très lourde. «Nous n’avons pas le droit à l’échec»,  a affirmé M. Habib El Malki. En matière de transformation de la politique linguistique, l’échec doit être banni. Car il peut s’étaler sur plusieurs années et les conséquences ne seront que néfastes. Il faut avoir à l’esprit que le changement s’applique aux enfants d’aujourd’hui qui seront les hommes de demain. 
Eviter toute fuite en avant impose une concertation sage et progressive.
300 écoles ont donc été sélectionnées, un millier d’enseignants, amazirophones ont été mobilisés pour venir à bout de la mise sur pied de ce chantier.
L’important, c’est comment rendre compte d’une société marocaine riche par sa diversité, mais unie par la solidarité du socle sur lequel elle est bâtie.

Ilham Khalifi 



 

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