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Affaire...classée Attentats du 16 mai à Casablanca

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La chasse aux terroristes, aux complices et à tous ceux qui ont des relations directes ou indirectes avec les attentats sanglants du vendredi noir à Casablanca, prend de l’ampleur. Au devant de la scène, bien sûr, les barbus de la Salafiya Jihadia et autres sectes du genre. L’état d’alerte observé par les services de l’ordre, et ce depuis le 16 mai, bat son plein. Toutes les régions du pays sont, désormais, sous l’oeil bien éveillé des services de l’ordre. Beaucoup d’arrestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Casablanca. Les personnes concernées, dont le nombre n’est pas encore précisé, auraient été arrêtées dans les quartiers de Lahraouiyine, Sidi Moumen, Thomas, Sekouila, Ahl Leghlam, Achichane. Grâce aux indications fournies par les suspects, les autorités poursuivent toutes les traces des militants et sympathisants de la Salafiya Jihadia. La plupart de ces personnes dont la majorité sont des vendeurs à la sauvette qui ont raté leurs études, ont en commun le ressentiment contre les gouvernants qu’ils tiennent responsables de leurs conditions. Le procureur général du Roi près la Cour d’Appel de Casablanca, M. Abdellah Alaoui Belghiti a tenu à préciser que les investigations et les recherches menées par les éléments de la police judiciaire se poursuivent de manière soutenue et approfondie sous la supervision et le contrôle du parquet, pour l’identification de tous les éléments directs impliqués ou ayant une relation avec les événements tragiques du vendredi 16 mai. Il a, en outre, ajouté qu’un groupe de 16 individus impliqués directement dans ces événements a été présenté au juge d’Instruction de la Cour d’Appel de Casablanca à la date du 30 mai. Le 31 du même mois et dans le cadre des investigations menées par la PJ dans cette affaire, le dénommé Mohamed Fizazi, alias Abou Mariam, a été présenté au parquet du même Tribunal. Ce dernier qui compte parmi ceux qui véhiculent des idées extrémistes incitant au «Jihad» et à la violence, se rendait fréquemment aux Douars Sekouila, Thomas et Lhraouiyine. L’arrestation de ce prêcheur-instituteur en retraite n’avait aucun rapport avec ses déclarations au quotidien arabophone ( Achark Al Awsate). Son nom a été cité par Abdelaziz Al Haddadi, impliqué dans l’affaire de Youssef Fikri, qui a déclaré aux enquêteurs qu’il fréquentait des Cheikhs et des Imams comme Mohamed Saâidi, alias El Jardi, Mohamed El Fizazi et Omar Al Barouk ainsi que d’autres à Tanger. D’autres sources ont affirmé que certains membres de la Salafiya Jihadia mis hors d’état de nuire ont affirmé qu’il est leur maître spirituel, à l’instar du dénommé Mohamed Frinech. Ce dernier a été arrêté récemment à Tanger en possession des CD Rom contenant les recettes nécessaires pour la fabrication des explosifs, ainsi que des cassettes audio. Par ailleurs, un troisième groupe de sept personnes impliquées dans les attentats de Casablanca a été déféré au parquet. Il s’agit de Khalid Ait Chihab alias Abou Adil 23 ans, soudeur, Aziz Achafiî 23 ans, étudiant universitaire, El Mahjoub Grimet alias Ould Driss 21 ans, tailleur, Mohamed Rafii alias Alfalasteini 25 ans herboriste, Ali Labouiri alias Abdelali 28 ans, marchand ambulant marié et père de deux enfants et Abdellatif Amrine alias Abou Hamza 25 ans, sans profession. Dix autres personnes ont été traduites auparavant devant le même procureur général. Il s’agit de Mohamed El Omari alias Abou Zoubeir, Rachid Jalil alias Abou Anas, Yassine Lahnech alias Abou Ibrahim, Mokhtar Baâoud, Khalid Mourassil, Abdessamad El Oueld, Abderrazzek R’tioui, Abdelghani Chafii, Brahim El Achiri Ould Marrakchia né en1981 à Chichaoua. Ces derniers sont poursuivis pour constitution d’une bande criminelle, atteinte à la sécurité intérieure de l’État, sabotage, meurtre avec préméditation, dommage intentionnel causant blessure et infirmité permanente et complicité. Pour ce qui est des interpellations et des arrestations, une dizaine des membres de la Salafiya Jihadia a été interpellée au Douar Sekouila et à la région d’Ahl Laghlam à Sidi Bernoussi-Zenata à Casablanca considérés comme fief des intégristes. Ainsi que des dizaines d’intégristes de la Salafiya Jihadia ont été interpellés également à Tetouan, Fès et Berrechid. Quant à l’avocat Ahmed Filali Azmir, il a été dénoncé par Damir Mohamed, alias Abou Al Harit ainsi que par un ressortissant marocain nommé Bouchaïb Moughdir, vivant en Suède et arrêté au Maroc. L’avocat Filali Zmir nie, jusqu’à présent, avoir la moindre relation avec les groupuscules islamistes. L’autre arrestation qualifiée d’importante et de cruciale pour l’enquête est celle du ressortissant français Robert Richard Antoine-Pierre, alias Abou Abderrahmane. Là, il s’agit du premier non-Marocain cité dans l’enquête en cours sur les attentats suicides qui ont fait jusqu’à présent 43 morts et une centaine de blessés. Aucune précision officielle n’avait été donnée sur l’identité ou les soupçons qui pèsent sur ce Français installé à Tanger depuis 1996. Ce dernier, jugé comme étant « armé et dangereux» par les autorités publiques, est impliqué dans les attentats terroristes de Casablanca. Un autre groupe de 12 individus liés à ces attentats a été également appréhendé. Il s’agit de Saïd N’kiri né en 1976 célibataire résidant à Hay Sidi Moumen, Mohamed Sadouk né en 1977 à Fès, Rachid Abdellah né en 1970 à Casablanca, Lahcen Boukfaoui né en 1973 à Casablanca, Hicham Wafik né en 1976 à Casablanca, Jawad Chahid né en 1974 à Casablanca, Youssef Oussalah membre du PJD, Othman Farès né en 1980 à Casablanca, Abdelhamid Farqi né en 1976 à Casablanca, Abbès Lamkharbech né en 1968 à Casablanca, Driss Naouri alias Abou Zoubeir né en 1984 à Casablanca, Adil Tamnaoui né en 1977 à Casablanca. Ces derniers, s’étaient tous préparés à commettre des actes terroristes similaires à ceux de Casablanca dans d’autres villes du Maroc, notamment, Marrakech et Essaouira. Ainsi donc, tous ces éléments sont déférés devant le juge d’Instruction près la Cour d’Appel de Casablanca, après présentation de requêtes à leur sujet par le parquet conformément aux dispositions de la loi 03/03 relative à la lutte contre le terrorisme entrée en vigueur le 29 mai 2003, date de sa publication au B.O. Et comme cela est prévu dans l’article 9 de cette loi, elle sera ainsi applicable à tous les actes qui ont suivi la date de cette publication.  

  
M.K.



 

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