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Le collectif pour l’observation des élections à côté de la plaque … Résultats des législatives 2002

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Le Collectif associatif pour l’observation des élection patine. A quoi rime cette offensive virulente contre les résultats des législatives 2002 après huit mois de leur proclamation et quel effet pourrait avoir un tel rapport? A ces questions, M. Abdelaziz Bennani du collectif, dit beaucoup de choses. Mais en d’autres termes. Il a indiqué que son collectif travaille à long terme et pour l’avenir et peu importent les justifications des autorités publiques! Il déplore et dénonce le retard d’une journée, remarqué dans la proclamation des résultats. Alors comment s’explique, dans ce cas, ce «décalage» de huit mois entre les résultats du scrutin et le rapport final de l’observatoire, décalage qui est bien supérieur à... une journée ?! Pour lui, un collectif ne peut en aucun cas se comparer à un État qui est obligé de respecter ses engagements selon l’article 78 de la loi organique concernant la Chambre des Représentants.
« Malgré les difficultés techniques que nous avons rencontrées dans notre enquête, nous avons pu publier un rapport préliminaire le 20 octobre 2002», précise-t-il en ajoutant que toute cette ambiguïté aurait pu être évitée si l’article 78 avait été respecté.  Serait-ce là de» l’utopie» de proclamer de manière définitive les résultats le jour même du vote? Pour être plus précis, explique M. Bennani, il est difficile (géographie, moyens techniques, opérations de contrôle...) de proclamer les résultats de manière définitive et officielle le jour même de leur expression, mais il y a ce qui est appelé « l’annonce progressive» des résultats. « Une pratique courante dans la majorité des pays», dit-il. Pour M. Bennani et ses amis, ce rapport demeure une déclaration pour l’opinion publique. Toutefois, de tout ce que l’on peut retenir du rapport final du collectif, c’est que la neutralité de l’État était dans une large mesure subjective. D’après ce rapport final, malgré la disposition favorable des pouvoirs, à l’égard du projet d’observation, le collectif a rencontré des difficultés pour mener à terme son projet du fait des lenteurs du département de l’Intérieur dans la transmission des instructions nécessaires aux responsables locaux mais aussi du fait de la résistance de bon nombre de ces derniers à mettre en application les accords conclus avec le collectif au niveau central. Dans son document, le collectif indique qu’il n’a pas été autorisé à observer les opérations de dépouillement et l’annonce des résultats, de sorte que le processus d’observation n’a pas été intégral. De même que la démarche qu’il a effectuée auprès des partis politiques pour pallier cette déficience, n’a pas eu de suite de la part de ces derniers. Le rapport comprend une analyse de l’environnement institutionnel, de la loi relative à l’élection de la Chambre des Représentants et du décret portant sur le découpage des circonscriptions électorales. Il analyse également les différents mécanismes de contrôle ainsi que le paysage politique. Résultat: le rapport final confirme les conclusions énoncées dans le rapport préliminaire. En général, l’Administration territoriale n’a pas interféré dans le déroulement de la campagne électorale et du vote. L’honnêteté des élections, ajoute le rapport, a été compromise par les pressions exercées sur de larges secteurs de l’électorat notamment par l’usage illicite de l’argent et de biens en nature et l’exploitation des mosquées pour la campagne le jour du scrutin. Dans tous les cas, le collectif souhaite que le rapport final d’observation du scrutin du 27 septembre 2002 suscite une réaction positive, tant de la part des pouvoirs publics que des partis politiques, en faveur de la promotion de la transparence, la liberté et l’honnêteté des élections.

H.Z.



 

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