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Un Premier Mai dans la désunion syndicale Dialogue social

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Publier le : April 24, 2003

Les travailleurs célèbrent leur fête , ce jeudi 1er mai. Une occasion pour les centrales syndicales de rappeler aux dirigeants leurs revendications dont la quintessence est l’amélioration des conditions de travail, le droit au travail mais aussi et surtout une justice sociale équitable. Au Maroc, cette journée coïncide cette année avec la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale, le tout rehaussé dernièrement par la création d’une nouvelle centrale syndicale dénommée la Fédération démocratique du travail (FDT) affiliée à l’USFP. Une centrale qui est appelée à contrecarrer l’influence de la CDT de Noubir Amaoui. Pour cette dernière, d’ailleurs, l’événement dans son ensemble ne la concerne pas et elle n’a, en aucune manière, affiché un signe d’inquiétude ou d’influence quant à cette création de centrale signée USFP. En effet, à la question de savoir quel effet pourrait avoir la naissance de ce syndicat par des dissidents de la CDT sur l’avenir de son action, un membre influent de la CDT a répondu, dans l’anonymat, que la centrale à laquelle il appartient n’est pas concernée par cet événement. Rassurant, il a souligné que le train du militantisme syndical de la CDT continue sur sa lancée et rien ne l’arrêtera. Il ajoute, en outre, que l’USFP vient de concrétiser son rêve celui consistant à créer tout simplement un organe dépendant et appartenant directement au Bureau Politique du parti. « De notre part, créer un nouveau syndicat par l’USFP nous a permis de nous débarrasser d’eux  puisque, depuis des mois, ils ne font que bloquer et gêner notre action syndicale», dit-il. Sur le plan du dialogue social, force est de constater que tout n’est pas au beau fixe malgré le répit enregistré dans les négociations. À ce sujet, le Premier ministre a d’ailleurs fait savoir que les discussions reprendront le plus vite possible. Ce qui est, du point de vue de certaines organisations syndicales, une fuite en avant pour ne pas aborder les vrais problèmes du monde des travailleurs à l’approche du 1er mai. De l’avis de l’équipe Jettou, plusieurs points inscrits à l’ordre du jour ont été traités. Seuls trois ou quatre demandes sont en suspens. Pour les observateurs, le dialogue social tend vers sa fin étant donné que le gouvernement, le patronat et les syndicats ont désormais une vision nouvelle de leurs rapports. Cependant, avec la création de la FDT, le microcosme syndical est appelé à se refaire une santé notamment le renouvellement de ses dirigeants. Le 1er mai 2003 coïncide également avec l’élaboration d’un nouveau projet de loi réglementant le droit de grève. Pour les initiateurs de ce nouveau texte, l’objectif est de maintenir un équilibre dans les relations professionnelles. Un projet qui risque de raviver les contestations. Déjà, à la CDT, on estime qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté. C’est dans ce contexte particulier que les syndicats célèbrent aujourd’hui le 1er mai où le mot d’ordre sera sans doute plus de liberté. In fine, le progrès réalisé dans le dialogue social est de nature à créer un nouveau climat entre gouvernement, patronat et syndicats.


M.S.



 

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