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Let’s rock now ! Le procès des «Adeptes de Satan»

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C’est avec un grand «ouf!» de soulagement que les familles des jeunes accusés de « Satanisme «, ont accueilli vendredi 4 avril, le verdict de la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Casablanca. Grand moment d’émotion que celui des « retrouvailles « entre ces jeunes inculpés, leurs parents et leurs amis. Ce jour là a été marqué également par une présence massive des membres de leur comité de soutien. La salle n° 7 est archi-comble. Pendant que les juges délibèrent, le temps semble suspendu. Dans le box, les jeunes inculpés esquissent des sourires, tentent de rassurer leurs proches. Les avocats des différentes parties, rompus à ce genre de situations, tuent le temps en discutant entre eux, avec les parents des accusés ou avec les journalistes. L’on a pu sentir dans leurs déclarations que l’affaire allait se terminer par un verdict en faveur des Rockers. En fin de matinée, le juge vide son délibéré : rejet des motifs d’accusation et l’acquittement des 11Rockers en liberté provisoire depuis le 11 mars. Quant aux trois autres qui n’ont pas bénéficié de cette liberté tout au long de ce procès, ils ont été condamnés à 45 jours de détention, soit la totalité de la durée qu’ils ont purgée au fameux pénitencier d’Oukacha. Le juge a également rejeté la peine relative à l’expulsion qui pesait sur la tête du ressortissant égyptien, Mohamed Ali Kamel Abdo Youssef. La Cour a donc annulé le jugement de Première Instance ainsi que ses actes d’accusation ( dégradation des mœurs, incitation à la débauche, actes attentatoires à la foi de musulmane et pour certains homosexualité ).
Lors de l’audience du jeudi 3 avril, la veille du prononcé du verdict, l’on a pu assister à une âpre bataille juridique entre la défense et le parquet. Cette séance a duré 6 heures ( de 16h à 23 h). Au début, la défense  donne le ton. Les avocats centrent leurs interventions sur les articles retenus par le parquet pour sanctionner leurs clients. Sur la sellette: l’atteinte aux libertés et aux droits des individus. La détention et la mesure privative de liberté ne s’imposent pas, dans le cadre de cette affaire, souligne la défense. Dans son enquête, la police judiciaire, ajoutent les avocats, n’a pas respecté les articles 58, 81 et 82 du Code de Procédure Pénale. Par conséquent, c’est l’article 765 du même code qui sanctionne le non respect de ces articles en considérant la détention comme nulle et non avenue. De même, pour la défense, le cas de flagrant délit n’existe pas dans cette affaire. Trouver des pièces ou des objets chez quelqu’un ne signifie en aucun cas l’application des règles du flagrant délit: Les accusés n’ont pas été arrêtés en train de commettre un crime ou un délit pour évoquer le flagrant délit et en plus ils ont été arrêtés individuellement. Dans le sillage de sa requête, la défense a évoqué d’autres arguments: le sens de l’équité qui doit animer l’esprit des juges, le respect des Droits de l’Homme. A l’appui également, des versets du Coran. Bref, pour la défense, rien ne justifiait la culpabilité des 14 Rockers. La Cour, convaincue, donne raison aux avocats et statue sur un procès qui n’aurait peut-être pas dû avoir lieu !

H.Z.



 

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