Elles étaient nombreuses à suivre l’admirable campagne tunisienne de l’équipe nationale de foot. Tour à tour, elles ont vibré, tremblé, à chaque petit pont, à chaque passement de jambes, à chaque tacle de Naybet, Hajji, Zaïri, Chemmakh, Mokhtari et les autres. Celles d’entre elles qui ont assisté samedi dernier à la finale Maroc-Tunisie sur l’écran géant installé dans l’enceinte de “La Casablancaise” ont aussi longuement pleuré, à l’issue de cette rencontre durant laquelle les Lions de l’Atlas, irrésistibles lors des 5 premiers matchs, étaient un peu en deçà de leur réel potentiel, comme tétanisés par l’enjeu.
De Tanger à Lagouira, les Marocaines de toutes les conditions, jeunes et moins jeunes, ont donc manifesté un vif intérêt (insoupçonnable jusqu’alors) pour la chose footbalistique. Le football n’est plus cette discipline sexiste qu’il a longtemps été.
L’engouement suscité chez nos concitoyennes par la coupe d’Afrique des nations (CAN), et, plus précisément, par les résultats flatteurs de la bande à (Naga)Zaki – dont les talents d’entraîneur ont “ explosé ” à la face du monde lors de cette quinzaine du foot continental, rappelle en tous points le phénomène constaté auprès des Françaises lors du Mondial hexagonal en 1998. Le foot est un virus. Il a suffi que l’équipe nationale gagne quelques matchs pour que le germe du foot gagne les femmes.
M.L.