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Alternatives tente la relance de ses activités Vie politique

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Publier le : January 23, 2003

Les résultats des législatives 2002 ont tracé les grandes lignes de la nouvelle carte politique nationale et avec elles les espoirs, les attentes et les craintes de la classe politique et ses élites. Le nouveau gouvernement, quant à lui, s’attend à un examen décisif. Attaqué au Parlement par les Pjdistes, pris à la gorge par les Centrales Syndicales et conspué par différentes associations politiques, le gouvernement Jettou est en train, semble-t-il, de collectionner les mauvais sorts. Actuellement que la perspective des grands chantiers du gouvernement agitent le lendernau politique du pays, s’atteler à sauvegarder les grands équilibres aussi bien économiques que politiques et préparer les conditions optimales d’un scrutin honnête et transparent, constituent un véritable défi pour la formation Jettou. En attendant donc le concret, les réalisations du programme gouvernemental et les prochaines échéances communales, l’essentiel des débats tourne aujourd’hui autour du sens du politique au Maroc après la nomination d’un gouvernement dont la majorité des membres sont technocrates. L’association Alternatives qui vient d’organiser une rencontre dans ce sens enfonce le clou. L’inquiétude est de mise. Selon ses membres, après la nomination du gouvernement Jettou, c’était toute la question de savoir quelle importance reste pour l’action politique au Maroc? Les élections de septembre 2002 ont constitué une véritable percée dans la mesure où elles ont permis aux observateurs de mesurer le degré de l’importance du sens du politique au Maroc. Pour cette raison, la rentrée politique d’Alternatives pour cette année s’effectuera sous le signe de l’indispensable renouveau du politique au Maroc. Beaucoup d’interrogations se posent quant à la lisibilité du champ socio-politico-économique. C’est dans ce cadre que l’association a souhaité orienter toute sa réflexion depuis le mois d’octobre 2002 et jusqu’à la tenue de son Université d’Hiver. De même, C’est dans cet ordre d’idées qu’elle organisera également le 1er février 2003 au Centre de Conférences l’Agora-Casablanca un Workshop en vue de dégager quelques lignes directrices concernant le sursaut politique dont le pays a besoin. Selon Alternatives donc, ces réflexions constitueront d’ailleurs la base des travaux de l’Université d’Hiver qui se tiendra à Marrakech du 14 au 16 mars 2003.
Toutefois, d’après cette association que dirige M. Abdelali Benamour, le Maroc se trouve devant une situation confuse où se conjuguent avancées et reculades en termes de modernité et où l’outil du changement, en l’occurrence, la classe politique, pose lui-même de véritables problèmes. Constat qui est loin de favoriser le climat de confiance indispensable à la construction du pays ainsi qu’à sa relance économique tant attendue. Face à une telle situation, et selon les responsables d’Alternatives, il n’est pas question d’accepter une telle fatalité et  de ne pas soulever les véritables problèmes qui se posent aujourd’hui au Maroc. “ Il faut un Etat de Droit fort qui sache faire respecter les droits et les obligations et il faut aussi résoudre les dossiers de déviationnisme du passé”. La réflexion devrait également porter sur la question institutionnelle, sur la mise en oeuvre des grands chantiers  de la réforme et sur la recomposition du champ politique. Cette question qui reste l’un des objectifs fondamentaux d’Alternatives, “ non seulement elle n’a réellement pas constitué une priorité du gouvernement sortant, mais peu de choses ont été envisagées pour moderniser les partis et la préparation des élections”. Autre inquiétude plane sur l’horizon pour Alternatives, Il s’agit de la nécessité de prendre conscience de la situation de facto qui fait qu’un parti conservateur intégriste occupe la quasi-totalité de l’espace de l’opposition. Chose qui demande l’ouverture d’un débat sur la modernité et le conservatisme au Maroc. Sur le plan institutionnel, Alternatives estime que l’évolution est lente, voire confuse au niveau de l’exercice des pouvoirs. Quant aux grandes réformes économiques et sociales, elles n’ont été qu’effleurées: que dire de l’Administration, de la Justice, du système éducatif, du système rentier et de la lutte contre la pauvreté. Des éléments qui, selon Alternatives, révèlent fort bien que le Maroc a besoin d’une vision de l’avenir, d’une stratégie claire et d’institutions de gouvernance et de partis politiques en mesure de mettre en oeuvre les changements nécessaires et de préserver les choix démocratiques.

H.Z.



 

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